L'administrateur délégué de la FEB (Fédération des entreprises de Belgique), Rudi Thomaes, clame, dans un entretien accordé vendredi aux quotidiens La Libre Belgique et De Standaard, que le débat politique sur les intérêts notionnels a assez duré. "Assez de ces âneries", a-t-il asséné.
A propos de la réduction de 17 millions d'euros dont a bénéficié la Banque nationale de Belgique (BNB) grâce au mécanisme des intérêts notionnels, Rudi Thomaes parle de légalité. "D'abord, c'est légal. Ensuite, ce qui est scandaleux à propos de la communication des chiffres relatifs à la BNB, c'est qu'un parlementaire (le député sp.a Dirk Van der Maelen) qui est censé donner l'exemple parvienne à distiller de l'information à propos d'une société cotée en dépit des règles en vigueur", regrette le patron des patrons belges.
M. Thomaes soutient la possibilité fiscale que représentent les intérêts notionnels, car ils aident les entreprises à se renforcer. Il relativise par ailleurs le coût de cette mesure. "Si le montant net de 700 millions évoqué dans la presse est correct, il ne fait qu'équilibrer celui du crédit-temps à propos duquel il y a peu de débats", justifie Rudi Thomaes.
Karel Van Eetvelt de l'Unizo (l'organisation des PME et des indépendants flamands) estime également que "l'impact de la loi est positif pour la pérennité des entreprises".
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