Le géant de l'internet Google est de nouveau accusé en Europe de profiter de sa position incontournable pour évincer ses concurrents du marché, avec une nouvelle plainte mardi qui pourrait alimenter l'enquête déjà ouverte par la Commission européenne.
Ces nouvelles accusations sont portées par la société française 1PlusV, créatrice d'une série de moteurs de recherche en ligne spécialisés (également appelés "moteurs verticaux"). L'un de ces sites, ejustice.fr, avait déposé l'an dernier l'une des premières plaintes contre Google auprès de la Commission européenne, qui avait finalement décidé en novembre d'ouvrir une enquête formelle.
1PlusV a annoncé mardi, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le dépôt d'une "plainte complémentaire" pour signaler à la Commission des "preuves supplémentaires" et de "nouveaux abus" du groupe américain.
Ce dernier a "une stratégie d'éviction envers les moteurs de recherche verticaux", qu'il ne fait pas apparaître dans les résultats de son propre moteur de recherche et empêche ainsi de se développer, a argumenté Marie-Cécile Rameau, avocate du cabinet Bird and Bird qui conseille 1PlusV.
La Commission avait ouvert le 30 novembre une enquête formelle contre Google, avec en ligne de mire ses activités dans la recherche et la publicité en ligne, deux marchés où il est incontournable, même s'il refuse de révéler ses parts de marché.
Elle veut notamment vérifier si Google favorise ses propres services et pénalise ceux de concurrents dans les résultats fournis par son moteur de recherche. (belga)


