Le pire passage érotique de la littérature flamande

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Par: rédaction
24/01/08 - 14h20

Les magazines flamand et néerlandais Humo et Vrij Nederland s'associent pour proposer une nouvelle fois le "Slechte Seks Prijs", un prix déterminé par le vote des lecteurs visant à sacrer le pire passage érotique de la production littéraire néerlandophone de l'année écoulée, soit celui qui réveille le moins les pulsions coquines.

Cinq extraits ont été retenus par les organisateurs et sont désormais soumis au vote du peuple. En voici les traductions libres... pour un public averti.

Le tigre et sa proie
"Dans mes chimères nocturnes, tu étais le tigre et j'étais la gazelle. J'essayais de t'échapper, mais tu m'attrapais en quelques sauts. Tu rugissais du désir de m'amener complètement jusqu'à toi, tu bavais d'avance et tu grognais d'excitation quand j'étais entre tes mains. Ensuite, tu m'écrasais dans tes bras et tes jambes et tu déchirais mes vêtements. Je brûlais d'impatience que tes doigts avancent sur mon corps, comme les flammes sur la steppe pendant la mousson -inflammable comme une allumette. J'espérais que tes ongles tranchent ma poitrine et mon ventre pour que mes poumons aient plus d'espace, sinon j'éclaterais de passion. Je désirais que tes lèvres, ta langue et ta dague d'amour viennent à moi, m'enlèvent tout, ma faim et ma soif de toi comprises. Je priais Bouddha que tu me transportes vers la fin divine de la quête de ton amabilité. Lorsque tu roulas épuisé sur le côté, je pus aller à la rencontre de ma destinée, tel un phénix doré qui renaissait des cendres des passions consumées et s'envolait vers un endroit où règnent la paix et la satisfaction." Lulu Wang, Heldere maan.

Tremplin tremblant
"Il a ouvert sa braguette et, Grand Dieu!, sa bite bondit dehors, tremblant comme un tremplin tout juste abandonné par le champion olympique de plongeon acrobatique. Quel bidule! Beaucoup plus grand que ce à quoi je m'attendais, et chaud, et battant. La branlette s'est passée comme ça et Bruno la trouva exquise. Il gémissait comme un fou et n'avait pas complètement fini que mes doigts étaient couverts de sperme. J'ai tout frotté sur la chaise." Elsbeth Etty, Maak jezelf maar klaar.

Salami dodu
"Il descendit sa fermeture éclair et sortit son pénis si rapidement qu'elle soupçonna qu'il ne portait pas de caleçon. Son sexe était court et large, tel un salami dodu. Il garda sa chemisette et son pantalon, et se laissa glisser sur elle, avec seulement son membre raide mis à nu. Il était si emporté qu'il n'a pas cherché son orifice. Elle espérait qu'il ne jouisse pas avant qu'il soit en elle, elle voulait le sentir.
"Nadia, oh Nadia!"
Lui dirait-elle qu'il stimulait sa vessie pleine?
"Je viens!". Il le cria triomphalement. Elle ressentit un choc. Il n'était pas en elle, comment pouvait-il donc déjà jouir? Et elle le sentit. Sa courte queue était entre deux couches de graisse et il s'y secouait et y creusait comme si c'était son vagin." Bart Van Lierde, 160 kilo.

Mes bons vieux petits seins
"Tu es au début de la cinquantaine et tu peux arriver à cinquante-huit, cinquante-neuf... Je fermai mes yeux. Je ne savais pas si je frissonnais de plaisir ou d'angoisse. Ou la colère ravivait-elle le plaisir? Je la voyais devant moi, Lydia, la trentaine largement passée: une petite femme nue, ratatinée, avec de longs cheveux blancs. Elle était occupée à se masturber, hébétée. Il n'y avait personne derrière elle. Personne ne l'embrassait dans le cou. Personne ne lui mordillait son lobe d'oreille ridé. Ses vieux seins pendaient, et personne pour les prendre en mains, les lever et les presser joyeusement l'un contre l'autre, mes bons vieux petits seins... Personne n'entendaient ses gémissements. Elle était seule. Elle jouissait seule et mourrait seule." Vonne van der Meer, Take 7.

Touchée par une météorite
"Je l'ai suivi hors du vestiaire vers un renfoncement obscur. Il s'est appuyé contre moi et a glissé sa langue dans ma bouche. Il a aussitôt essayé d'ouvrir ma braguette. J'avais le tournis, parce que j'avais supposé que nous allions sniffer. Ce garçon n'y allait pas par quatre chemins. Nom de Dieu!, qu'il était énergique. On ne m'avait jamais tant émoussée. Que sa langue douce et humide dans ma bouche, sa queue tendue sur mes hanches et sa main sur mon entrejambe m'excitaient. J'ai retiré ma tête pour reprendre mon souffle. Il pencha sa tête un peu plus en avant et continua de m'embrasser. Il avait entre-temps ouvert mon pantalon et me doigtait vivement. Je me sentais comme si j'étais touchée par une météorite. Ca a été vite. Deux minutes se sont encore écoulées avant que l'Anglais ne m'ait pénétrée, au beau milieu du couloir des catacombes du Club." Cindy, Hoetmer, Schop me!.

Sébastien Cools


Il vous est possible de voter sur humo.be, le site internet du magazine Humo.

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