L'étude australienne très sérieuse du professeur Ross Garnault met le doigt sur un fait important: manger du kangourou limiterait les effets du réchauffement climatique. Ce constat est la suggestion d'un rapport scientifique validé par le plus haut conseiller environnemental du gouvernement australien.
Un bactérie pour sauver le monde
L'auteur du rapport souligne que les flatulences des marsupiaux n'émettent que très peu de méthane grâce à une bactérie qui leur est propre. A l'inverse, le bétail (bovins, ovins) est responsable de 67% des gaz à effet de serre en Australie. Il suffirait donc de remplacer ce bétail par...des kangourous.
Petite vesse, grande thèse
Dans son rapport de 600 pages publié mercredi, le scientifique propose également de mettre en place un système imposant l'attribution de licences en fonction des volumes de gaz émis: cela aurait pour conséquence de faire grimper le prix de la viande bovine et ovine et inciterait les Australiens à modifier leurs habitudes alimentaires.
Petit pet, petit prix
Le kangourou, moins cher, reviendrait dans les assiettes, assure M. Garnaut, qui rappelle que l'animal fut pendant longtemps la principale viande consommée dans le pays. Selon une étude citée dans le rapport, d'ici à 2020 le nombre de bovins et d'ovins pourrait être respectivement réduit de 7 millions et 36 millions. Dans le même temps, la population de kangourous bondirait de 34 millions à 240 millions. (afp)


