Dans l'inconscient des jeunes âgées de 18 à 30 ans, Elio Di Rupo, a l'image d'un "bosseur soucieux des médias", pouvant "l'entraîner vers un côté hypocrite". Didier Reynders a celle d'un "performer compétent et audacieux", mais son ambition le mène vers des perçus négatifs de "l'intello" à "l'arrogant", selon une étude de neuromarketing sondant l'inconscient des jeunes bruxellois âgés de 18 à 30 ans dont les résultats ont été présentés jeudi.
L'exercice, dont l'échantillon a une valeur valeur scientifique selon ses auteurs, a consisté à transposer l'étude des facteurs inconscients pesant sur l'attitude du consommateur face à un achat, à celle de ceux qui peuvent influencer son choix électoral. Effectuée par les sociétés Brain impact (conseil en neuromarketing) et JPCR (études de marché qualitatives), cette première en Belgique a fait émerger la face cachée de la perception qu'ont les jeunes des présidents du PS Elio Di Rupo et du MR Didier Reynders.
Le matériel de l'expérience menée à la fin des vacances d'été: des photos très brièvement exposées au regard de 30 jeunes gens âgés de 18 à 30 ans, de toutes appartenances politiques, et une liste de 220 mots dans laquelle ils ont dû opérer une sélection. En est ressortie l'image d'un Elio Di Rupo concentrant les associations positives et négatives de la gauche ("sociale, humaniste, généreuse", ... mais aussi des "affaires, des magouilles et de la corruption").
Il est aussi perçu comme un "bosseur, courageux, compétent, et soucieux des médias, ce qui peut entrainer son image "vers un côté hypocrite". Si on le voit comme un personnage "chaleureux", son look "soigné noeud papillon à l'italienne" peut rapidement lui donner un air "pompeux qui pourrait nuire à la proximité qu'il a avec le public". Les auteurs de l'étude ont aussi vu émerger le terme de "Premier ministre" dans une des 6 dimensions déterminant les associations inconscientes à son sujet.
Didier Reynders est pour sa part perçu dans l'inconscient collectif
des jeunes comme un "performer, dynamique, compétent, courageux, et audacieux, expert en matières économiques et financières". "Mais très vite, son ambition affirmée le mène vers des perçus négatifs qui, passent de l'intello, à arriviste ou arrogant", relèvent encore les auteurs. En contradiction apparente avec ce dernier point, l'étude fait aussi ressortir une dimension de "charmeur, associé aux femmes, un paradoxe qui nous a été confirmé à l'étranger où sa photo évoque, pour les femmes qui ne le connaissent pas un beau gosse, sorte de Georges Clooney de la politique belge", ont-ils enfin affirmé. (belga)


