Le Cabaret Bazaz, un bar de danseuses de Pierrefonds, un arrondissement de la ville de Montréal, a réussi à attirer l'attention avec une enseigne lumineuse vantant la présence en ses murs de douze danseuses, dont une "grosse" et une "laide", rapporte le Journal de Montréal.
"On a fait ça à la blague, mais ça commence à trop faire de bruit", explique la propriétaire du club situé boulevard Gouin Ouest, avouant qu'il s'agit évidemment d'un stratagème publicitaire. Installée depuis cinq semaines suite à des rénovations, la devanture est presque devenue une attraction, les gens n'hésitant pas à s'arrêter pour se faire prendre en photo à côté. La propriétaire aurait même vu des policiers se prêter au jeu, selon ses dires. "Ca attire du monde", a confirmé une danseuse, ajoutant que les filles en rient plus qu'autre chose.
La propriétaire, qui ne voit rien de dégradant à utiliser des termes comme "grosse" ou "laide", estime qu'elle ne compte pas vraiment de danseuse "laide" dans son bar. Certaines peuvent être considérées comme "grassettes", mais c'est tout.
Le gérant du Cabaret Bazaz a été contacté par les autorités de l'arrondissement, qui lui ont demandé poliment de modifier son enseigne. Même si selon lui, les mots utilisés ne vont pas à l'encontre des lois et règlements municipaux -seules les dimensions des enseignes sont en effet réglementées-, il entend se plier à cette requête d'ici un mois. (SC)
- Des combats de catch à la salle paroissiale


