Kimberley trouve ses tatoos mal faits: elle demande un expert
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La jeune Kimberley Vlaeminck a demandé jeudi au tribunal des référés de Courtrai qu'un dermatologue, éventuellement assisté d'un tatoueur, détermine si les 56 étoiles tatouées sur son visage ont été réalisées dans les règles de l'art.
Le tatoueur, Rouslan Toumaniantz, et son avocat Me Van Nooten se sont opposés à cette demande.
La jeune femme s'était rendue le 14 juin chez Tattoo Box à Courtrai avec son père pour se faire tatouer, dit-elle, trois petits points près de l'oeil. Elle est repartie avec 56 étoiles sur le visage, dont elle dit maintenant qu'elle ne les a pas voulues.
Dans sa première version des faits, la fille de 18 ans a affirmé qu'elle s'était endormie pendant qu'on la tatouait, mais elle a ensuite prétendu qu'elle s'était évanouie parce que le tatoueur avait enfoncé son aiguille très profondément dans sa peau, jusqu'à 2 cm.
Aujourd'hui, elle reconnaît avoir donné son consentement, mais "elle a demandé trois étoiles, et en a reçu 56", plaide Me Leysen. Voulu ou non ? L'avocat ne s'étend pas sur cela.
La jeune femme, présente à l'audience, a demandé au juge des référés de Courtrai la désignation d'un expert. "Il devra déterminer si les tatouages ont été bien ou mal réalisés", a expliqué Me Leysen. "S'il apparaît que tout s'est bien déroulé, alors nous nous inclinerons humblement. Mais selon un dermatologue, les tatouages sont enflés. Avant que Kimberley ne fasse enlever les tatouages, nous voulons des constatations contradictoires."
Kimberley et son avocat ont lancé une procédure en référé parce que la jeune femme veut obtenir un dédommagement pour se débarrasser des tatouages aussi vite que possible, avant les vacances judiciaires.
Le tatoueur, Rouslan Toumaniantz et son avocat Me Van Nooten s'opposent à la désignation d'un expert. "Avant que le juge puisse nommer un expert, il doit y avoir un début de preuve qui indique que quelque chose s'est mal passé, ce qui n'est pas le cas ici", observe l'avocat du tatoueur.
"Il ne serait en outre pas correct de nous infliger les coûts de l'enlèvement de toutes les étoiles s'il apparaissait que quelques étoiles ne sont pas bien placées", poursuit l'avocat. "De plus, les tatouages ne sont pas ancrés à 2 cm de profondeur, comme cela a été dit. Le dermatologue a simplement dit qu'il y avait des étoiles de 2 cm de large", observe Me Van Nooten.
Il confirme que la jeune femme a elle-même souhaité ces étoiles et relève que les préparatifs nécessitent un certain délai: "toutes les étoiles sont dessinées sur un papier carbone qui est ensuite placé devant le visage sur un miroir. Des photos prises par après montrent Kimberley avec un sourire heureux. Elle était contente! Quand son père a vu les tatouages, l'humeur a changé."
Le juge prendra une décision le 2 juillet. Le tatoueur Rouslan Toumaniantz n'a pas encore reçu les excuses publiques qu'il réclamait. Une plainte pour calomnie et diffamation n'est donc pas exclue, selon son avocat. Une plainte pour menaces a déjà été déposée contre l'oncle de Kimberley. (belga/dl)