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Sarkozy a émis 10 tonnes de CO2 pour une visite de moins de 3 heures

Par: rédaction
13/01/11 - 18h52
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La gauche en Midi-Pyrénées s'est déchaînée jeudi contre la visite de Nicolas Sarkozy dans la région, qui aura servi selon elle à occulter le véritable bilan économique du président et aura produit un volume considérable de dioxyde de carbone pour un déplacement éclair.

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"Le président-candidat Nicolas Sarkozy a moins délivré des voeux aux forces économiques qu'organisé un meeting électoral à sa gloire et aux frais des contribuables", s'est indigné le député et président du conseil général du Gers Philippe Martin (PS). "Cette visite n'aura pas non plus été une bonne chose pour l'environnement puisque l'aller-retour éclair de Nicolas Sarkozy et de sa suite à Toulouse dans le nouvel Airbus présidentiel se sera traduit par l'émission de plus de dix tonnes de CO2 pour un déplacement de moins de trois heures", a-t-il dit dans un communiqué.

M. Sarkozy avait choisi une usine d'Airbus à Blagnac (Haute-Garonne), près de Toulouse, pour présenter ses voeux au monde économique et exalter les raisons de "croire en la France" dans un contexte difficile; mais avec Midi-Pyrénées, c'est aussi dans une région très à gauche qu'il se rendait.

Banderoles confisquées
M. Sarkozy n'est pas sorti de l'enceinte d'Airbus. Sa venue, protégée par un dispositif de sécurité très visible, n'aura donné lieu qu'à un rassemblement d'une centaine de personnes, tenues à distance des usines par les forces de l'ordre. Les manifestants, en majorité de la CGT, ont été refoulés vers le parking d'une grande surface par les CRS qui, sous les huées et les insultes, leur ont enlevé leurs banderoles pour les salaires et l'emploi et contre la réforme des retraites.

Parterre acquis
"C'est une nouvelle fois en bâillonnant l'expression des salariés et de leurs représentants que le président de la République a pu sans contradiction expliquer devant un parterre largement acquis au néolibéralisme que les droits sociaux dans notre pays étaient une entrave à la réussite économique", a protesté la CGT.

Dit et non-dit
Le président de la région, Martin Malvy (PS), s'est également insurgé contre ce qu'a dit M. Sarkozy, par exemple sur les 35 heures, mais aussi contre ce qu'il n'a pas dit. "Nicolas Sarkozy a l'art d'oublier son propre bilan et celui de la droite", dit M. Malvy dans un communiqué. Depuis que M. Sarkozy est président, "la France a perdu plusieurs centaines de milliers d'emplois dans l'industrie, les délocalisations qu'il critique se sont accrues. Alors qu'en Allemagne l'industrie représente 34% du PIB, elle n'en constitue plus aujourd'hui que 16% en France", dit M. Malvy. Dans le même temps, l'endettement du pays a augmenté d'environ 40% et le déficit a été multiplié par quatre, ajoute-t-il.

L'UMP de la Haute-Garonne a au contraire salué l'insistance de M. Sarkozy sur la nécessité de préserver le tissu industriel national, ainsi que sa défense de la réforme des retraites. "Ce discours tranchait avec le concert lancinant des lamentations entonné par les élus socialistes locaux avant la venue du chef de l'Etat",a-t-elle dit dans un communiqué. (afp/7sur7)

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