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Les 300 migrants acceptent de débarquer

Par: rédaction
26/09/14 - 07h58  Source: Belga
© ap.

Les quelque 300 réfugiés, majoritairement syriens, qui refusaient de quitter le paquebot chypriote venus les secourir jeudi au large de Chypre, ont finalement accepté vendredi de débarquer au port de Limassol (sud), selon un responsable de la Défense civile.

"Ils sont tous descendus du bateau. Cela s'est passé à partir de 05H00. La police est allée à l'intérieur, elle n'a rien fait (simplement négocié, nldr), tout s'est passé calmement, et ils ont finalement accepté de descendre", a déclaré à l'AFP le directeur adjoint de la Défense civile, Marinos Papadopoulos. Les réfugiés avaient exigé au départ de se rendre en Italie.

Après être sortis du bateau, les migrants sont entrés dans une infrastructure aménagée par les autorités pour leur arrivée, où ils pouvaient recevoir des soins pour ceux en ayant besoin et être enregistrés. Quelques dizaines d'entre eux avaient terminé les procédures vers 09H00 locales (06H00 GMT). "Nous sommes prêts à les conduire dans les deux premiers bus", afin qu'ils puissent se rendre au camp de Kokkinotrimithia, à une dizaine de kilomètres de la capitale Nicosie, a déclaré M. Papadopoulos. Là, ils doivent pouvoir se doucher, recevoir des habits propres et se reposer, selon la Croix Rouge.

Des dizaines de migrants continuaient dans le même temps à effectuer les formalités, une procédure qui pourrait encore durer plusieurs heures, selon un autre source sur place, s'exprimant sous couvert de l'anonymat. Cette source a précisé que la Croix-Rouge partie dans la nuit après le refus des 280 réfugiés de débarquer, était de nouveau sur place pour apporter de l'aide aux migrants. "Les migrants ont l'air très fatigués", a-t-elle ajouté.

Au total, 345 réfugiés essentiellement syriens avaient été secourus jeudi par un paquebot de croisière au large de Chypre, mais seuls 65 avaient accepté de débarquer jeudi soir sur l'île, les autres exigeant de rejoindre l'Italie. Cette décision avait provoqué la colère du directeur général de la compagnie maritime, dont le paquebot avait fait demi-tour pour leur porter secours. "Nous avons fait le maximum pour sauver leurs vies, nous leur avons donné à manger, apporté de l'aide et maintenant ils veulent détruire cette entreprise", avait-il dénoncé dans la nuit, en évoquant des pertes de "plusieurs centaines de milliers d'euros".

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