La presse française soulignait mardi la volonté du président Nicolas Sarkozy de se "mettre en scène", après qu'il s'est laissé photographier avec l'ex top-model Carla Bruni, et notait que l'information "tombe à pic" après la visite controversée de Mouammar Kadhafi.
"Comment Sarkozy met en scène sa vie privée", titrait le journal populaire Le Parisien, ajoutant: "il se voit comme une rock star". "Champion de la communication, le président tente de faire oublier les soucis du quinquennat", estime le quotidien, qui note que le dirigeant libyen, en visite en France durant cinq jours la semaine dernière, lui avait "volé la vedette".
L'Humanité
M. Sarkozy a affiché sa relation avec l'Italienne Carla Bruni en se laissant photographier avec elle ce week-end au parc Eurodisney près de Paris, deux mois après son retentissant divorce d'avec Cécilia. "Souvent Sarkozy varie, bien fol qui s'y fie", ironisait L'Humanité, proche du Parti communiste, en rappelant que Nicolas Sarkozy "l'avait promis, juré, craché: il n'étalerait plus jamais sa vie privée."
"Un besoin d'épate"
Mais "il lui faut une image glamour, il doit faire rêver", explique le quotidien de province Le Courrier Picard. "Une ancienne top-model, devenue chanteuse à succès, vedette internationale: pouvait-il rêver mieux? " Pour La République du Centre, il y a chez Nicolas Sarkozy "comme un besoin d'épate, comme une nécessité un tantinet machiste de "viriliser" une fonction incompatible avec un célibat imposé".
"Il y en aura d'autres"
"N'en doutons pas, connaissant notre Président, il y aura d'autres Premières dames, et elles seront également belles et célèbres", assure Le Progrès de Lyon (centre-est). Le Dauphiné Libéré note qu'"à la trogne d'un dictateur libyen succède comme par miracle le minois d'une belle Italienne".
Pour Le Midi Libre, "Nicolas Sarkozy est passé de la visite controversée de Kadhafi à son idylle avec Carla Bruni, comme il avait sauté auparavant de la grogne sur la réforme des régimes spéciaux de retraite à son divorce avec Cécilia". Et conclut: "A défaut d'incarner les Pères Noël sur le pouvoir d'achat des Français, Nicolas Sarkozy leur raconte, depuis Eurodisney, des histoires de princesses charmantes. Faudrait pas nous prendre pour plus Mickey que nous ne sommes..."


