Le chef de gouvernement socialiste espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a fermé lundi la porte à toute possibilité de dialogue avec le groupe basque armé ETA en cas de réélection en mars 2008.
Le responsable "s'engage clairement", dans une interview au quotidien El Mundo, à ne plus avoir de contact avec l'ETA tant que le groupe n'abandonnera pas de manière unilatérale et définitive la lutte armée. "Je ne vois aucune possibilité, durant la prochaine législature, de dialogue comme celui que nous avons eu" en 2006 avec le groupe indépendantiste, déclare encore le responsable.
Attentats
M. Zapatero avait ouvert la voie au dialogue avec le groupe indépendantiste basque, en juin 2006, à la suite du cessez-le-feu décrété par l'ETA en mars de la même année. Mais cette tentative de "fin négociée de la violence" n'a débouché sur aucun résultat concret. L'ETA a lui-même mis fin brutalement à la tentative de dialogue, le 30 décembre 2006, perpétrant un puissant attentat à l'aéroport de Madrid qui a tué deux personnes.
"Après cette troisième tentative avortée de fin négociée, il ne reste plus à l'ETA (comme solution) qu'une fin unilatérale", explique le chef de gouvernement, en référence aux deux précédentes tentatives de dialogue par le socialiste Felipe Gonzalez et le conservateur José Maria Aznar.
Interpellations
L'ETA, classée comme "organisation terroriste" par l'Union européenne (UE) et tenue pour responsable de 819 morts en Espagne en 40 ans d'attentats pour l'indépendance du Pays Basque, a repris sa campagne d'attentats depuis la rupture formelle de sa trêve en juin 2007.
Depuis cette date, les arrestations de membres de cette organisation clandestine se sont multipliées, en Espagne et aussi en France. Deux des auteurs présumés de l'attentat de l'aéroport de Madrid, ont été interpellés début janvier au Pays Basque espagnol (nord).


