Sept personnes ont été tuées au Kenya dans la nuit de mardi à mercredi, six dans l'ouest du Kenya et une à Nairobi, dans des affrontements à caractère éthnique liés à la réélection contestée du président Mwai Kibaki.
Six personnes ont été tuées et des dizaines de maisons incendiées dans le district de Nandi-sud, dans la vallée du Rift (ouest), région la plus touchée par les violences qui ensanglantent le Kenya depuis fin décembre.
L'ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan est arrivé mardi soir à Nairobi où il doit mener une nouvelle médiation, sous l'égide de l'Union africaine (UA), pour tenter de trouver une solution négociée à la crise post-électorale kényane.
Condamnant "les violations massives des droits de l'Homme commises au cours des dernières semaines" au Kenya, le Conseil de paix et de sécurité de l'UA a "demandé qu'une enquête approfondie soit menée en vue d'identifier les responsables de ces violations et de les traduire en justice".
Au moins 780 personnes ont été tuées dans des violences post-électorales au Kenya, notamment entre les partisans de l'opposition et ceux de M. Kibaki, mais aussi entre la police et des manifestants favorables à l'opposition.


