Une partie de la fortune de l'ancien président indonésien Suharto, connu comme le dirigeant le plus corrompu au monde, dormirait dans des banques suisses. Mais aucune procédure n'a été ouverte car Jakarta n'a pas fourni à la Suisse de demande d'entraide judiciaire complète.
Sur les 15 à 35 milliards de dollars - selon les estimations - amassés par l'ex-dictateur et sa famille, 9 milliards ont afflué en 1998 sur des comptes bancaires suisses et autrichiens, d'après le magazine d'information hebdomadaire américain Time. Après la fin de son régime en 1998, Suharto a été inculpé pour corruption. L'Indonésie a demandé à la Suisse une entraide judiciaire pour récupérer la fortune de l'ancien dictateur.
Les autorités helvétiques ont accepté de collaborer. Mais, devant les demandes précises qu'exigent la loi suisse, Jakarta a un peu tergiversé et la procédure est suspendue depuis plusieurs années.
Jakarta aimerait conclure avec Berne un accord de coopération en matière pénale, qui lui permettrait notamment de recouvrer les fonds présumés illégaux déposés dans les banques helvétiques.
Les autorités indonésiennes ont fait part de cette volonté à la ministre des affaires étrangère suisse Micheline Calmy-Rey lors de sa visite officielle à Jakarta en février 2007. Cette dernière a estimé qu'un accord était souhaitable, mais ne représentait pas une condition nécessaire pour Berne, renvoyant aux lois suisses déjà en vigueur. (belga)
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