Un élève giflé en France, le professeur jugé pour violence aggravée

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Par: rédaction
1/02/08 - 20h55

Un enseignant français sera jugé fin mars pour "violence aggravée sur mineur" après avoir avoir giflé un élève de onze ans qui l'avait insulté. Il a reconnu jeudi avoir été "impulsif" mais s'est étonné des conséquences de l'affaire.

Comme plusieurs de ses collègues et de nombreux parents d'élèves du collège de Berlaimont, près de Maubeuge (nord), le professeur juge son geste "excessif", mais il trouve "disproportionnée par rapport aux faits" la garde à vue de 24 heures à laquelle il a été soumis. L'élève, âgé de 11 ans, a quant à lui été exclu vendredi de l'établissement pour une durée de trois jours.

Garde à vue
Lundi matin, ce professeur de technologie âgé de 49 ans et l'enfant ont eu un différend au sujet du rangement d'une table. Selon sa version des faits, le professeur a alors poussé l'enfant contre la porte, et celui-ci l'a traité de "connard", ce qui a déclenché la gifle. En fin de matinée, le père du mineur, un gendarme, est arrivé en uniforme au collège pour demander des explications au professeur avant de déposer plainte.

Plus tard, des policiers sont venus chercher l'enseignant chez lui et l'ont placé en garde à vue pour 24 heures. "En 30 ans de carrière, on ne m'avait jamais parlé comme ça", a expliqué le professeur. "On ne peut pas accepter qu'un professeur gifle un enfant quelles que soient les circonstances", a déclaré le rectorat. L'enseignant a été suspendu jusqu'à son jugement pour "violence aggravée" le 27 mars.

Etonnement
Parents, anciens élèves et collègues ont souligné le "sérieux" et la "conscience professionnelle" du professeur. Beaucoup s'étonnent de la sévérité des autorités, plusieurs d'entre eux l'attribuant au fait que la victime est fils d'un gendarme. Les syndicats d'enseignants et les fédérations de parents d'élèves, sans défendre le geste, se sont étonnés de la judiciarisation de l'affaire, qu'ils ont qualifié de "disproportionnée".

Le ministre français de l'Education, Xavier Darcos, a demandé au recteur de veiller à ce que l'élève soit sanctionné également. Ce qui s'est produit vendredi. La direction du collège a pris cette mesure disciplinaire, assortie d'un retrait de dix points du carnet de conduite, parce que l'élève avait insulté l'enseignant.

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