Le sommet entre le président tchadien Idriss Deby Itno et son homologue soudanais Omar el-Béchir, prévu mercredi soir à Dakar, a été reporté à jeudi matin, a indiqué le président sénégalais Abdoulaye Wade.
Le sommet, qui devait donner lieu à la signature d'un nouvel accord de paix entre les deux pays, doit se tenir jeudi à 11H30 (locales et GMT), après l'ouverture du sommet de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), a ajouté M. Wade devant les journalistes. Le sommet s'était ouvert peu après 22H00 (locales et GMT) au Palais présidentiel à Dakar en présence du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, du président gabonais Omar Bongo Ondimba et du chef d'Etat sénégalais Abdoulaye Wade. Mais à 23H15, le président soudanais Omar el-Béchir n'était toujours pas arrivé pour assister à ce sommet qui devait donner lieu à la signature d'un nouvel accord de paix entre les deux pays.
Le président soudanais était arrivé mercredi vers 18H45 dans la capitale sénégalaise, où doit se tenir jeudi et vendredi le 11e sommet de la Conférence de l'organisation islamique (OCI, 57 pays membres). Depuis Dubaï, le président Béchir a émis mardi des doutes sur la possibilité d'un nouvel accord de paix. "Nous avons cinq accords (de paix), signés avec le Tchad", a rappelé M. Béchir. Il avait souligné qu'à l'occasion du dernier accord signé en mai à Ryad, il avait alors prié en compagnie de son homologue tchadien Idriss Deby Itno à l'intérieur de la Kaaba, le lieu le plus sacré de La Mecque, la ville sainte de l'islam.
"Si le président tchadien n'a pas pu honorer un accord conclu à l'intérieur de la Kaaba, comment pourrait-on s'attendre à ce qu'il respecte un accord qu'il signerait à Dakar?", s'est-il demandé. Le président sénégalais Abdoulaye Wade avait annoncé dès la semaine dernière à Paris, après un entretien avec le président français Nicolas Sarkozy, que le Soudan et le Tchad allaient signer à Dakar un accord en vue d'une "solution définitive" au conflit qui les oppose.
Ce sommet intervient après une tentative de renversement du régime du président tchadien début février par des rebelles venus de bases arrières au Soudan, pays accusé aujourd'hui par N'Djamena de continuer à leur fournir armes et renforts. De son côté, N'Djamena soutient certaines factions de la rébellion soudanaise du Darfour, notamment le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), dirigé par des Zaghawas, l'ethnie du président Deby.


