La Chine a réitéré jeudi son opposition à des sanctions contre l'Iran, au lendemain de fermes prises de position de dirigeants occidentaux contre le programme nucléaire de Téhéran devant l'assemblée générale de l'ONU.
"Cela n'est pas favorable à des efforts diplomatiques"
"Nous croyons toujours que sanctions et pressions ne sont pas une voie de sortie", a affirmé le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mme Jiang Yu, lors d'un point presse. "Pour le moment, cela n'est pas favorable à des efforts diplomatiques", a-t-elle ajouté, en disant espérer "que les parties concernées redoubleront d'efforts diplomatiques".
Sans citer l'Iran ni la Corée du Nord, le président chinois Hu Jintao a appelé à New York à des "mesures crédibles" pour combattre la prolifération des armes atomiques et aller vers un désarmement nucléaire. Mais certains de ses homologues comme le président des Etats-Unis Barack Obama ou le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy ont affiché une grande fermeté et lancé des mises en garde.
Medvedev moins catégorique
Jusqu'à présent très réservé sur de nouvelles sanctions, le président russe Dmitri Medvedev lui-même ne les a pas exclues. "Les sanctions débouchent rarement sur des résultats productifs, mais dans certains cas des sanctions sont inévitables", a-t-il déclaré.
Les six pays chargés du dossier iranien (Allemagne, Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) doivent reprendre des négociations le 1er octobre à Genève avec l'Iran, après quatorze mois d'interruption. Leurs ministres des Affaires étrangères ont diffusé mercredi soir une déclaration commune appelant à "une réponse sérieuse de l'Iran" à Genève, qui ne fait toutefois pas mention de nouvelles sanctions.
L'Iran fait l'objet de plusieurs résolutions de l'ONU réclamant la suspension de ses activités nucléaires sensibles. (belga/th)
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