Une élue française et son fils ont été inculpés et maintenus en détention au Royaume-Uni après la découverte de seize clandestins vietnamiens dans leur véhicule à leur débarquement à Portsmouth (sud de l'Angleterre), a-t-on appris jeudi de source officielle.
Christiane Chocat, 51 ans, et son fils Benjamin Chocat, 20 ans, ont été inculpés samedi par un tribunal de Portsmouth pour aide au passage illégal de frontières, a précisé le ministère britannique de l'Intérieur dans un communiqué.
Ils avaient été interpellés le 1er octobre dans la même ville par la police aux frontières. Mme Chocat, conseillère municipale à Lumigny-Nesles-Ormeaux en Seine-et-Marne, près de Paris, et son fils ont été maintenus en détention dans l'attente d'une prochaine comparution.
Arrestation
Ils avaient été arrêtés à leur descente à Portsmouth du ferry Normandy Express en provenance de Cherbourg, après la découverte dans leur fourgonnette de location de 16 Vietnamiens, treize hommes et trois femmes, qui s'étaient cachés parmi des boîtes de nouilles aux crevettes. Les clandestins ont été renvoyés en France, a précisé le ministère.
"La police aux frontières britannique est déterminée à sévir contre les personnes qui se livrent au trafic d'êtres humains. En utilisant les dernières technologies, nous découvrons les personnes qui se dissimulent dans des véhicules", a déclaré le directeur adjoint de la police aux frontières de Portsmouth, Dave Smith, cité dans le communiqué du ministère britannique.
Sept mineurs
Selon une source policière française, sept mineurs font partie des 16 clandestins. Ils ont été remis aux gendarmes d'Ouistreham, dans le nord-ouest de la France, et placés dans des structures d'accueil. Les neuf autres, majeurs, font l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière.
"Nouilles chinoises"
"Ma femme m'a écrit une lettre dans laquelle elle explique qu'elle a accompagné Benjamin (son fils, ndlr) en Angleterre dans une camionnette qu'il lui avait demandé de louer" et dans laquelle se trouvaient "des nouilles chinoises", a raconté Georges Chocat, informaticien, qui dit "ne pas avoir été mis du tout au courant de ce voyage". Elle "assure qu'elle ne savait rien", a ajouté M. Chocat.
Ce père de famille, "très surpris", affirme "croire (sa) femme". "Selon moi, Benjamin n'était pas au courant non plus. Mais il est possible qu'il ait pu se faire avoir", a ajouté M. Chocat, précisant que son fils vit à Paris XIIIe, le Chinatown parisien, depuis deux ans avec une compagne asiatique et a beaucoup d'amis asiatiques. (afp/cb)
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