Des policiers et militaires du Honduras ont réprimé vendredi une manifestation d'une centaine de partisans de Manuel Zelaya, devant un hôtel où des représentants du président déchu et du gouvernement putschiste étaient en discussion.
Les manifestants s'étaient rassemblés devant l'Université pédagogique de Tegucigalpa, la capitale, puis ont défilé jusqu'à l'hôtel où des négociations ont débuté mercredi. Mais les policiers et militaires ont dispersé la manifestation au moyen de gaz lacrymogènes et de canons à eau.
Un décret adopté il y a près de deux semaines pour restreindre les libertés de réunion et de presse au Honduras est toujours en application, malgré son abrogation annoncée lundi, parce que celle-ci n'a pas encore été publiée au journal officiel. "Le décret est toujours en vigueur, ils n'ont pas le droit de sortir et nous allons les déloger à nouveau jusqu'à ce qu'ils s'en aillent", a dit un policier à la presse.
Une mission ministérielle de l'Organisation des Etats américains (OEA) est repartie bredouille jeudi après avoir lancé les négociations entre des représentants du gouvernement putschiste et de M. Zelaya.
Le dialogue vise à trouver une issue à la crise politique déclenchée le 28 juin par un coup d'Etat qui a renversé Manuel Zelaya, expulsé du pays puis revenu par surprise le 21 septembre au Honduras où il s'est réfugié à l'ambassade du Brésil. (belga/cb)


