Le grand emprunt national voulu par le président français Nicolas Sarkozy pour financer les priorités stratégiques du pays devrait se situer autour de 30 milliards d'euros, a déclaré lundi l'ex-Premier ministre Michel Rocard, chargé de conseiller le gouvernement sur ce sujet.
"Nous estimons que cet emprunt ne devra pas être trop supérieur à 30 milliards d'euros", a indiqué Michel Rocard dans un entretien au quotidien économique Les Echos.
"Avec un montant de cet ordre, le programme d'émission de la dette de la France ne sera pas chamboulé en 2010, et il n'y aura pas de changement de perception par les marchés de la qualité de notre signature, qui reste la meilleure en Europe avec celle de l'Allemagne".
L'ancien Premier ministre socialiste co-préside avec Alain Juppé, ancien chef de gouvernement de droite, une commission chargée de réfléchir à cet emprunt, à la lumière de "trois défis majeurs": "l'économie de la connaissance", la "compétitivité des entreprises" et "les équipements industriels innovants". Cette commission avait été mise en place fin août.
L'emprunt, mesure phare de la deuxième partie du mandat de Nicolas Sarkozy, doit être lancé en 2010 et son but est de financer des priorités de nature à rendre sa compétitivité et sa capacité d'innovation à l'économie française. Nicolas Sarkozy n'avait pas donné le montant de cet emprunt, lors de son annonce. (belga)


