Non-lieu général dans l'affaire des "otages du Liban"

sauvegarder
Par: rédaction
21/10/09 - 15h45
Charles Pasqua (archives)

Un juge d'instruction français a rendu une ordonnance de non-lieu général, notamment au profit de l'ex-ministre Charles Pasqua, dans l'enquête sur des largesses présumées accordées lors de la libération d'otages français au Liban en 1988, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier.
 
Un magistrat du pôle financier du palais de justice de Paris, Jean-Christophe Hullin, a rendu la semaine dernière une ordonnance de non-lieu général dans cette enquête, ouverte en 2001, selon cette source.
 
Cette ordonnance, conforme aux réquisitions rendues au début de l'été par le parquet de Paris, concerne Charles Pasqua, ancien ministre de l'Intérieur, l'ex préfet Jean-Charles Marchiani et son épouse, ainsi que les hommes d'affaires libanais, les frères Iskandar et Akram Safa, et six autres personnes.
 
M. Pasqua était soupçonné d'avoir bénéficié, en sa qualité de responsable de l'association France-Afrique-Orient, de la mise à disposition entre 1989 et 1993 de locaux parisiens appartenant à Iskandar Safa.
 
Dans ce dossier, M. Pasqua, 82 ans, avait été mis en examen le 5 octobre 2005 pour "recel d'abus de biens sociaux".
 
Une note des services de contre-espionnage français, adressée en janvier 2001 à la Police judiciaire, avait évoqué la possibilité que ces fonds proviennent d'une rançon versée pour la libération des otages du Liban. Iskandar Safa avait joué un grand rôle dans ces négociations.
 
Les investigations s'étaient ensuite orientées dans une autre direction, celle de possibles commissions versées en marge de la vente au Koweït de navires par les Constructions mécaniques de Normandie (CMN), une société appartenant aux Safa. (belga/acx)

Votre avis nous intéresse!