Les parents de Grégory.
MISE À JOUR
Aucune trace d'ADN de Christine et Jean-Marie Villemin, les parents du petit Grégory assassiné en 1984 dans le département français des Vosges, n'a été retrouvée sur l'ensemble des pièces analysées lors d'une nouvelle expertise ordonnée par la justice française, a déclaré jeudi le procureur de Dijon.
"Les profils génétiques" des parents de Grégory "ont été établis et sont par conséquent "comparables" et il n'y a aucune trace sur aucun des supports analysés", a assuré le procureur, Jean-Marie Beney, au cours d'une conférence de presse, en présentant les résultats de ces analyses.
Deux ADN identifiables, un masculin et un féminin, ont été retrouvés par les experts sur le timbre et une lettre envoyée à la famille par le "corbeau" qui la harcelait, et faisant partie des scellés de l'affaire Grégory. Cette lettre sera exploitable en cas de nouvelles investigations.
Selon les avocats de la famille Villemin, des traces mélangées d'ADN ont cependant également été retrouvées sur d'autres supports, grâce auxquelles des "comparaisons" et des "exclusions" peuvent être effectuées.
Parmi les pièces analysées, figurent les cordelettes qui entravaient le garçonnet, lorsqu'il a été retrouvé mort dans la rivière Vologne, dans le département des Vosges, le 16 octobre 1984.
Ces cordelettes avaient été l'une des pièces à conviction avancées lors de la mise en cause, en juillet 1985, de Christine Villemin dans l'assassinat de son fils. La mère de l'enfant avait par la suite été totalement innocentée en février 1993.
L'enquête sur cette affaire jamais élucidée a été rouverte en décembre 2008. (belga)


