Un médecin rwandais exerçant à l'hôpital de Maubeuge (nord de la France) et visé par un avis de recherche d'Interpol pour son implication présumée dans le génocide des Tutsis en 1994, s'est dit victime d'une "cabale du pouvoir rwandais", dans un entretien samedi avec l'AFP.
Eugène Rwamucyo, 50 ans, est notamment accusé d'avoir participé à des réunions de responsables génocidaires à Butare (sud du Rwanda) en 1994, dont l'une sous l'égide du Premier ministre de l'époque, Jean Kambanda, condamné à la perpétuité par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).
"C'est une cabale du pouvoir rwandais et du FPR (Front patriotique rwandais au pouvoir, ndlr) qui est à mes trousses depuis quinze ans", a-t-il dit samedi dans le cabinet de son avocat lillois, Me Emmanuel Riglaire.
Les accusations pesant à son encontre seraient dues à un "faux document" attribué au Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme. "On veut faire croire que tous les Hutus de l'époque ne pensaient qu'à tuer du Tutsi, du moment qu'ils avaient quelque responsabilité", a-t-il plaidé. (belga)


