L'Europe veut sceller un nouveau pacte avec l'Afghanistan
Le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, dont le pays préside actuellement l'UE.
L'Union européenne entend conclure de nouveaux accords avec le gouvernement afghan après le second tour des élections présidentielles dans ce pays. Le nouveau gouvernement à Kaboul devra, selon les voeux des Européens, travailler davantage à la démocratisation et la lutte contre la corruption.
Réunis mardi à Luxembourg, les ministres européens des Affaires étrangères ont approuvé mardi une nouvelle stratégie pour l'Afghanistan et le Pakistan. Les Vingt-sept entendent notamment souligner la responsabilité du gouvernement qui reprendra les rênes après les élections du 7 novembre.
Ceux-ci réclament d'emblée la définition de "priorités claires" assorties de "critères mesurables" dans un nouveau pacte négocié avec la communauté internationale.
En échange, l'UE se dit prête à investir plus dans la mise sur pied d'un réel appareil d'Etat en Afghanistan, et renforcer sa mission de formation des agents de police. Seuls 270 formateurs européens sont actuellement à pied d'oeuvre, alors que 400 avaient été annoncés l'année dernière.
L'Europe injecte environ un milliard d'euros en Afghanistan sur base annuelle. Les violences persistantes et les fraudes autour du premier tour des élections présidentielles l'ont donc fortement déçue.
"Nous devons rétablir la confiance. Cela ne peut se faire qu'avec un programme de réforme qui soit lancé immédiatement après le second tour", a commenté mardi le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, dont le pays préside actuellement l'UE.
Ce renouveau des relations pourrait débuter par un
e conférence des donateurs, vraisemblablement début de l'année prochaine à Kaboul. (belga)