Pasqua veut la levée du secret défense sur les ventes d'armes

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Par: rédaction
27/10/09 - 21h14

Le sénateur et ancien ministre français Charles Pasqua, condamné mardi à un an de prison ferme au procès de l'Angolagate, une affaire de ventes d'armes à l'Angola entre 1993 et 1998, a demandé au président Nicolas Sarkozy la levée du secret défense sur ces ventes.
 
Le président de la République de l'époque "était au courant de l'affaire de ventes d'armes à l'Angola", a déclaré M. Pasqua à la chaîne publique France 2. "Le Premier ministre était au courant, la plupart des ministres aussi (...) je crois que le moment est venu de mettre les choses au clair", a-t-il ajouté.
 
"Je demande au président de la République de lever le secret défense sur toutes les ventes d'armes, sur toutes ces opérations qui ont été réalisées à l'étranger afin que l'on sache s'il y a eu des retours de commissions en France et qui en a bénéficié", a-t-il ajouté.
 
M. Pasqua a été condamné mardi pour trafic d'influence à trois ans de prison, dont deux ans avec sursis, et une amende de 100.000 euros d'amende, par le tribunal correctionnel de Paris. Il a annoncé qu'il allait faire appel de sa condamnation.
 
Dans cette affaire, 42 personnes étaient accusées d'avoir, soit participé à l'organisation d'un "trafic" de 790 millions de dollars, soit bénéficié de "pots-de-vin" distribués par les hommes d'affaires français Pierre Falcone et israélien Arcadi Gaydamak, qui avaient mis ce commerce sur pied dans les années 1990. (belga/acx)

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