L'Iran répond jeudi à l'AIEA mais veut des changements

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Par: rédaction
28/10/09 - 11h49

L'Iran remettra jeudi à l'AIEA à Vienne sa réponse officielle au projet d'accord international prévoyant le transfert d'une partie de son uranium faiblement enrichi à l'étranger pour obtenir du combustible, mais veut y apporter des changements, selon l'agence Mehr.

Ali Asghar Soltanieh, le représentant de l'Iran auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique "rencontrera jeudi à Vienne (le chef de l'AIEA) Mohamed ElBaradei et donnera la réponse de l'Iran", a rapporté l'agence Mehr, qui ajoute que M. Soltanieh quittera Téhéran mercredi pour Vienne.

Oui, mais...

Citant un "responsable informé", Mehr précise que "dans sa réponse définitive, l'Iran accepte le cadre élaboré lors des négociations de Vienne pour la livraison du combustible destiné au réacteur de recherche de Téhéran mais a proposé des modifications dans le texte du projet d'accord".

Mardi, la télévision iranienne en langue arabe Al-Alam avait affirmé que l'Iran allait accepter "le cadre général du projet d'accord mais veut d'importants changements". Le 21 octobre à Vienne, après deux jours et demi de négociations entre l'Iran, la Russie, les Etats-Unis et la France, M. ElBaradei avait présenté un projet d'accord visant à apaiser les inquiétudes des grandes puissances sur la nature des activités nucléaires iraniennes.

Uranium enrichi

Washington, Moscou et Paris ont approuvé vendredi la proposition de l'AIEA, mais l'Iran a demandé quelques jours supplémentaires pour préparer sa réponse. Selon des diplomates occidentaux, ce projet prévoit que l'Iran livre, d'ici fin 2009, 1.200 kg d'uranium enrichi à moins de 5% pour le faire enrichir à 19,75% en Russie, avant que la France n'en fasse des "coeurs nucléaires" pour le réacteur de recherche de Téhéran, qui opère sous surveillance de l'AIEA.

Mais plusieurs responsables iraniens ont rejeté l'idée d'envoyer cette quantité d'uranium enrichi à l'étranger. L'Iran possède actuellement un stock de 1.500 kilos d'uranium faiblement enrichi. Les "changements" évoqués en Iran pourraient porter sur les modalités de livraison et la quantité d'uranium livrée.

Le secrétaire du Conseil de discernement, Mohsen Rezaï, un ancien chef des Gardiens de la révolution, avait ainsi déclaré que Téhéran devait conserver 1.100 kilos d'uranium enrichi.

Lundi, le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a affirmé que son pays n'avait pas encore choisi entre acheter le combustible ou bien l'obtenir en échange d'une partie de son uranium. Le chef de la Commission des Affaires étrangères du Parlement, le conservateur Allaeddine Boroujerdi, a suggéré que l'Iran échelonne ses livraisons.  (afp)

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