Berlin refuse de confirmer sa préférence pour Van Rompuy
La question de l'éventuel remplaçant de M. Van Rompuy au poste de Premier fait déjà grimacer en Belgique.
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, s'est bien gardé de confirmer mardi la préférence de Berlin en faveur du premier ministre belge Herman Van Rompuy comme président du Conseil de l'Union européenne (UE).
Herman Van Rompuy semble bénéficier d'un consensus au sein de l'UE (ce qui est exceptionnel) pour en devenir le permier président.
"Il n'y a pas de situation nouvelle par rapport à ce qui avait été dit en marge du Conseil européen de la semaine dernière", a souligné le chef de la diplomatie allemande à propos des "questions de personnes" à l'issue d'une rencontre à Bruxelles avec son homologue belge, Yves Leterme, la première depuis son entrée en fonction, le 28 octobre.
M. Van Rompuy fait figure de favori dans la course à la présidence permanente du Conseil de l'UE, l'une des deux nouvelles fonctions créées par le Traité de Lisbonne, ratifié mardi par le dernier des 27 Etats membres de l'UE à ne l'avoir pas encore approuvé, la République tchèque. Le président français Nicolas Sarkozy avait indiqué vendredi s'être mis d'accord avec la chancelière allemande Angela Merkel pour soutenir un candidat commun, mais en prenant bien garde de citer le moindre nom.
Étroite concertation entre Paris et BerlinEt lundi à Paris, où il effectuait l'une de ses premières visites bilatérales, M. Westerwelle, avait promis qu'il y aurait, sur la désignation du président du Conseil de l'UE et sur celle de son haut représentant pour la politique étrangère, "une étroite concertation et coordination entre la France et l'Allemagne auparavant". Le président en exercice de l'UE en vertu du système actuel de présidence tournante, le premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, a annoncé mardi le lancement des consultations pour désigner ces deux personnes.
M. Leterme a, de son côté, fait part mardi de sa "joie" après la signature du Traité de Lisbonne par le président tchèque Vaclav Klaus après des mois de blocage, levant ainsi l'ultime obstacle à l'entrée en vigueur de ce document censé améliorer le fonctionnement de l'Union élargie. C'est "la fin de la ratification", a-t-il dit, en exprimant l'espoir que l'UE puisse fonctionner le plus rapidement possible selon les règles définies par le Traité de Lisbonne, "dans quelques semaines". (belga/th)