La Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) et le gouvernement congolais ont annoncé lundi le lancement du "Fonds de stabilisation et de relèvement pour la RDC", auquel des bailleurs de fonds internationaux, dont la Belgique, devraient contribuer.
Mobilisation
La réunion inaugurale du conseil d'administration du Fonds s'est tenue vendredi à Kinshasa sous la présidence du Premier ministre Adolphe Muzito, et du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, Alan Doss.
A travers le Conseil d'administration, le gouvernement, l'ONU et les bailleurs de fonds décident collectivement des allocations financières et des activités appuyées, ont précisé les deux parties dans un communiqué commun reçu lundi à Bruxelles.
"Les populations voient déjà sur le terrain les premières réalisations concrètes du plan STAREC (Stabilisation et Reconstruction des zones sortant de Conflit armé). Avec le lancement de ce Fonds, nous sommes complètement mobilisés et la mise en oeuvre sera accélérée au bénéfice des populations. Je salue l'appui des Nations Unies et de la communauté internationale et l'esprit de complète collaboration avec le gouvernement au service des Congolais", a déclaré M. Muzito.
Pas de concret, niveau belge
Les premières contributions annoncées sont celles des Pays-Bas (2,7 millions de dollars), alors que la Belgique a exprimé l'intention de fournir au moins six millions d'euros pour appuyer également les efforts de lutte contre les violences sexuelles. Ce financement s'ajoute aux 20 millions de dollars déjà alloués par le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix pour la mise en oeuvre du STAREC, un plan lancé par le président Joseph Kabila le 29 juin dernier.
De source belge, on précise que ces six millions d'euros ne sont qu'une "intention" d'aide supplémentaire à la RDC, qui doit encore être concrétisée.
Le STAREC est exécuté avec l'appui des Nations Unies et de la communauté internationale. Ce fonds doit permettre une allocation "plus rapide et flexible" des moyens nécessaires à la mise en oeuvre efficace du plan gouvernemental.
Affectation
Le conseil d'administration du Fonds de stabilisation et de relèvement a approuvé samedi des allocations financières d'urgence pour de nouveaux projets, comme la réhabilitation de centres de formation pour les Forces armées de la RDC (FARDC), la construction de logements pour les familles des militaires, la réinsertion communautaire des ex-combattants, l'appui au déploiement de la Police nationale congolaise (PNC) dans des zones stratégiques, l'appui aux blessés de guerre, l'établissement de centres de négoce dans les zones minières et l'appui à la structure de coordination du STAREC.
Ces projets s'ajoutent à quinze projets en cours d'exécution pour une valeur de 138 millions de dollars, fournis par la communauté internationale, dans le cadre du STAREC. Ces projets concernent l'amélioration de la situation sécuritaire (désengagement et réintégration des ex-combattants, cantonnement des FARDC), l'extension de l'autorité de l'Etat (déploiement de la Police d'intervention rapide, de la PNC et de la police de frontières et construction de 50 bâtiments d'infrastructure pour les services de l'Etat: police, justice, administrations territoriales, prisons).
Mais aussi: la reconstruction d'infrastructures (réhabilitation de 600 km de routes sur six axes prioritaires dans les Kivu et dans l'Ituri, en Province orientale), l'appui au retour des réfugiés et au relèvement des communautés (soutien au retour et à la réintégration des réfugiés et déplacés internes, à la résolution des conflits fonciers, à la réintégration communautaire des populations vulnérables). (belga)


