Une amende de 375.000 euros, le maximum pour délit de pollution, a de nouveau été requise mardi contre le pétrolier français Total au procès en appel sur le naufrage de l'Erika, qui avait causé en 1999 une des pires marées noires qu'a connues la France.
Cette amende a été requise contre Total, déjà condamné à cette peine en première instance, et contre sa filiale Total Petroleum Services, qui elle avait été relaxée. Total "ne pouvait ignorer que l'Erika était potentiellement dangereux", a déclaré l'avocate générale, Françoise Mothes, considérant que le groupe était pénalement responsable de la catastrophe.
Mme Mothes, a également requis la "confirmation" des peines prononcées par le tribunal correctionnel de Paris à l'égard des autres prévenus: une amende de 375.000 euros pour la société de classification italienne Rina, et les amendes maximum de 75.000 euros prévues envers des personnes physiques : l'armateur italien du navire Giuseppe Savarese et le gestionnaire Antonio Pollara.
Elle s'en est remise à l'appréciation de la cour pour une autre filiale de Total, Total Transport Corporation (TTC), relaxée il y a deux ans. La marée noire provoquée par le naufrage du pétrolier, le 12 décembre 1999 au large de la Bretagne (ouest), avait souillé 400 kilomètres de côtes et mazouté plus de 150.000 oiseaux. (belga/th)


