Le chef du groupe libéral au Parlement européen, Guy Verhofstadt, a plaidé mercredi pour que le futur président du Conseil de l'UE soit un Européen convaincu. Il s'est fendu d'une comparaison avec l'habemus papam. "Quand on choisit un nouveau pape, on prend un catholique", a-t-il plaisanté.
Pour Guy Verhofstadt, le président du Conseil doit être "quelqu'un qui croit dans la méthode communautaire", plutôt qu'un tenant du "gouvernementalisme", qui est selon lui "la méthode des grands pays".
L'ex-Premier ministre belge a aussi plaidé pour que le président soit plus un "chairman", le terme anglais désignant un simple président de séance, qu'un véritable patron de l'Union européenne.
Dans la logique de M. Verhofstadt, la Commission doit en effet pouvoir jouer un rôle moteur dans l'intégration continentale sans être freinée par le Conseil, où s'expriment plus naturellement les tendances nationalistes.
Il a tenu ces propos mercredi au Parlement européen, où était organisé un débat sur le profil souhaité des dirigeants de l'UE.
Lors du même débat, l'actuel président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a mis en avant des accents différents. Il a estimé que toutes les institutions pouvaient être renforcées sans se faire de l'ombre mutuellement. La concurrence institutionnelle est néfaste pour l'UE, selon M. Barroso. (belga)


