Père incestueux, il confirme son adoration pour la consanguinité

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Par: rédaction
16/11/09 - 20h53

Patrick V., un homme de 57 ans jugé par la cour d'assises de la Corrèze, à Tulle, pour viols par ascendant sur sa fille majeure avec laquelle il a eu trois enfants, a affiché ses certitudes sur les bienfaits de la reproduction consanguine, lundi au premier jour de son procès.
 
L'accusé a expliqué comment ses "recherches personnelles" en génétique, à partir d'encyclopédies et de revues scientifiques grand public, l'avaient convaincu qu'il "n'y avait aucun problème à une reproduction incestueuse".
 
L'accusé a mené ces "recherches personnelles" à partir de 1992, époque où il se rapproche de sa fille, Sophie, qui a quitté le lycée à 17 ans pour être embauchée comme secrétaire dans la société créée par son père.
 
"A un moment donné, en 1994, je me suis rendu compte que j'aimais Sophie d'un amour différent de celui d'un père pour sa fille", a reconnu l'accusé.
 
Cet "amour", qu'il a qualifié de "réciproque", a d'abord donné lieu à des "moments de câlins" et des "caresses sur tout le corps" puis, à partir de 1997, à des relations sexuelles entre le père et la fille, alors âgée de 23 ans.
 
Après des années de dénégations et la naissance de trois enfants, entre 1998 et 2001 en Corrèze et en Autriche, la fille avait porté plainte en février 2006.
 
Le code pénal ne réprimant pas l'inceste en tant que tel, les débats doivent déterminer si l'accusé a exercé une contrainte morale auprès de sa fille.
 
Le procès doit se poursuivre jusqu'à mercredi. (belga/acx)

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