Affaire Grégory : de nouvelles comparaisons génétiques

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Par: rédaction
17/11/09 - 07h32

Une cellule, composée de douze enquêteurs de la gendarmerie, a été chargée lundi d'opérer des comparaisons génétiques visant à élucider le meurtre du petit Grégory, révèle mardi le Figaro.

Nouvelle équipe
Le juge d'instruction Jean-François Pontonnier a officiellement saisi lundi la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) d'une "commission rogatoire technique" afin d'exploiter les résultats des expertises ADN remis fin octobre par le laboratoire Biomnis, selon le Figaro.

La cellule, composée de douze militaires, sera chargée de "vérifier que les traces ADN récemment mises au jour sur plusieurs scellés ne correspondent pas à des contaminations accidentelles imputables aux divers magistrats, greffiers et enquêteurs qui ont eu à les manipuler tout au long de la procédure", précise le Figaro.

Outre un directeur d'enquête et des spécialistes en analyse criminelle, la cellule regroupera plusieurs "coordinateurs de la criminalistique", chargés de gérer l'ensemble des opérations techniques.

Triste feuilleton
Grégory, quatre ans, avait été retrouvé mort le 16 octobre 1984 pieds et poings liés dans la Vologne, une rivière des Vosges. Le lendemain du meurtre, les parents avaient reçu une lettre anonyme: "Ton fils est mort. Je me suis vengé".

Mis en cause par sa belle-soeur Murielle Bolle en novembre 1984, Bernard Laroche, cousin de Jean-Marie Villemin, père de l'enfant, avait été inculpé d'assassinat, écroué puis remis en liberté en février 1985. Il avait été abattu d'un coup de carabine par Jean-Marie Villemin peu après.

En juillet 1985, c'était au tour de la mère de l'enfant, Christine Villemin, d'être inculpée de l'assassinat de son fils. Ecrouée puis remise en liberté sous contrôle judiciaire quelques jours plus tard, elle avait bénéficié d'un non-lieu en février 1993. (afp/acx)

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