Les "principaux complices" de Treiber vont être déférés

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Par: rédaction
22/11/09 - 16h05

Trois hommes et une femme devaient être présentés à une juge d'instruction d'Auxerre dimanche après-midi pour avoir aidé Jean-Pierre Treiber pendant sa cavale, et devraient être mis en examen pour "recel de malfaiteurs", selon le parquet d'Auxerre.

"L'enquête a permis de déterminer qu'on avait les principaux complices", a indiqué à l'AFP François Pérain, procureur de la République d'Auxerre, même s'il n'exclut pas un rebondissement dans les dernières heures de la garde à vue de ces quatre personnes. Trois couples d'une cinquantaine d'années, vivant en Seine-et-Marne, avaient été interpellés vendredi après l'arrestation de Jean-Pierre Treiber dans un appartement de Melun, puis placés en garde à vue et transférés à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), à Nanterre.

Deux femmes avaient été libérées samedi après-midi et samedi soir, faute de charges. Elles n'avaient joué qu'un rôle "mineur" dans la cavale du principal suspect de l'assassinat de Géraldine Giraud et Katia Lherbier, après son évasion le 8 septembre de la maison d'arrêt d'Auxerre. Parmi les quatre personnes toujours en garde à vue figure un ancien collègue de Treiber, âgé de 57 ans, qui travaillait avec lui sur un domaine forestier de l'Essonne.

Avec sa compagne, retraitée de 60 ans, il a fourni un premier hébergement au fugitif. "Ils partageaient leur repas", a expliqué M. Pérain. Cet homme, aujourd'hui ouvrier agricole, a mis Treiber en contact avec deux de ses connaissances. Le premier, un chômeur de 53 ans, a "assuré à une reprise le ravitaillement de M. Treiber en confiture et en fromage", selon le magistrat.

Le dernier homme interpellé, seul du groupe à être connu des services de police, a fourni à Jean-Pierre Treiber son deuxième et dernier hébergement, l'appartement dans lequel il a été retrouvé vendredi. Tous devraient être présentés en début d'après-midi à une juge d'instruction d'Auxerre, pour être mis en examen pour "recel de malfaiteurs", un délit passible de trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende. (afp)

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