"Sarkozy fait du racisme contre les Français"
La vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, a accusé mardi Nicolas Sarkozy de "racisme contre les Français", réclamant l'expulsion de tous les sans-papiers et l'inscription dans la Constitution du refus de tout communautarisme.
"Racisme""Accorder des avantages à un certain nombre uniquement sur la couleur de leur peau, sur leur origine ou sur leur ethnie, oui, cela s'appelle du racisme", a déclaré Mme Le Pen sur RMC, en reprochant au chef de l'Etat de promouvoir la discrimination positive. Soulignant que la Constitution stipule "l'égalité des droits quels que soient la race, la religion ou l'origine", la vice-présidente du FN estime que "M. Sarkozy, en mettant en place la discrimination positive, fait exactement l'inverse".
Immigration choisie"Il fait du racisme contre les Français d'origine française", a-t-elle dit, en demandant d'"inscrire dans la Constitution que la République ne reconnaît aucune communauté". Mme Le Pen a également fustigé le concept de l'immigration choisie, prônée par le président. "Ce n'est pas humain de continuer l'immigration choisie et de faire venir des gens pour travailler alors qu'il y a 5 millions de Français chômeurs", a-t-elle affirmé. Elle s'est aussi prononcée pour l'expulsion des sans-papiers qui travaillent depuis des années et vivent en famille.
"On peut leur dire avec respect et humanité qu'ils sont entrés sur notre territoire de manière illégale, que nous ne pouvons pas les accueillir, que nous n'avons plus les moyens", a expliqué la députée européenne, dénonçant le signal "totalement contradictoire" du gouvernement. "On leur dit :
venez, on va vous régulariser même si vous êtes clandestins. On leur dit qu'ils sont clandestins mais que si leurs enfants sont scolarisés, ce qui est une obligation, ils ne pourront plus être expulsés. Donc, on crée des clandestins légaux", a-t-elle déclaré.
"Esclavagisme moderne"
Mme Le Pen a enfin comparé l'emploi des sans-papiers à de "l'esclavagisme moderne", qui vise à "peser à la baisse sur le salaire des Français". Le projet gouvernemental de sanctionner les employeurs de clandestins n'est qu'un "discours" mais "il n'y a rien derrière", a-t-elle dit, en rappelant qu'une "loi existe déjà" en la matière. "Nous demandons au gouvernement d'être logique avec lui-même, il faut faire appliquer la loi, y compris quand les patrons en question sont les copains de M. Sarkozy", a-t-elle affirmé. (afp/cb)