La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, arrivée à Bruxelles dans la nuit pour participer à une réunion de l'Otan vendredi, s'est affirmée confiante dans la volonté des alliés des Etats-Unis de compléter l'envoi de renforts américains en Afghanistan.
Partenaires dans le combat
"Nous allons commencer à avoir un certain nombre d'annonces publiques engageant des troupes supplémentaires, ainsi que des renforts d'assistance civile et d'aide au développement", a-t-elle estimé, soulignant son espoir que d'autres décisions semblables suivraient au-delà de la réunion de Bruxelles.
La chef de la diplomatie américaine s'exprimait durant son vol de Washington à Bruxelles, où elle est arrivée vers 01H30 (00H30 GMT) vendredi, a constaté un reporter de l'AFP qui l'accompagnait.
La coalition réunie autour des Etats-Unis a besoin de "plus de forces de combat et de plus de formateurs, mais la différence entre les deux n'est pas si grande que cela", a-t-elle aussi plaidé, "parce que la meilleure façon de constituer une unité de combat et d'être des partenaires dans le combat".
Eclairer les alliés
La France, l'un des principaux contributeurs européens de l'effort de guerre en Afghanistan, réfléchit à l'envoi de formateurs militaires supplémentaires dans ce pays, de préférence à un renfort de troupes combattantes.
Mme Clinton doit participer dans la journée à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Otan, trois jours après l'annonce par le président Barack Obama de sa décision d'engager 30.000 soldats américains de plus en Afghanistan.
Elle a insisté dans l'avion sur son "désir de pouvoir expliquer (la décision américaine) à l'opinion d'autres pays", alors que certains alliés sont perplexes face à l'annonce d'un début de retrait américain dès l'été 2011.
Confiance
"Il y a eu des malentendus (...) dont je serai ravie de discuter avec nos partenaires à Bruxelles", a-t-elle dit. Le transfert des missions de combat aux forces afghanes en 2011, a-t-elle insisté, dépendra des "conditions sur le terrain telles que nous les évaluerons à ce moment".
Elle a enfin réaffirmé sa confiance quant à l'attitude des membres de l'Otan et de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF). (belga/acx)


