Une perquisition a eu lieu mardi chez la mère de la petite Typhaine, décédée en juin après des maltraitances présumées, pour savoir comment a été enterré le corps de la fillette retrouvé le 9 décembre en Belgique, a-t-on appris de source proche de l'enquête. Pour enterrer le corps, "il a fallu des outils, c'est ça qu'on cherche", a indiqué cette source.
Routine
Selon elle, la perquisition au domicile d'Aulnoye-Aymeries, en présence de la mère de Typhaine et de son compagnon, est une opération "de routine". "Il ne s'agit pas d'une reconstitution, il s'agit des suites de l'enquête", selon cette source, qui indique qu'"il n'y avait rien d'autre de précis à retrouver".
Punition meurtière
Après avoir reconnu que Typhaine, 5 ans, n'avait pas été enlevée mais était morte chez eux le soir du 10 juin à leur domicile d'Aulnoye-Aymeries, la mère de la fillette et son concubin, qui n'était pas le père de l'enfant, ont été mis en examen pour coups mortels. Ils ont avoué que la fillette avait succombé "sous une douche froide", une "punition" qui aurait mal tourné, selon eux.
Le corps de l'enfant a été retrouvé le 9 décembre dans une forêt de la banlieue de Charleroi à un endroit désigné par son beau-père, qui a avoué avoir lui-même enterré l'enfant. La mère et son concubin avaient d'abord prétendu que Typhaine avait été enlevée le 18 juin à Maubeuge. (belga/cb)


