Alexandre Loukachenko et Vladimir Poutine.
Le président du Bélarus, Alexandre Loukachenko, s'est emporté mercredi contre le "jeu du chat et de la souris" de l'UE contre son pays, reprochant aux Occidentaux de critiquer son bilan démocratique tout en cherchant le rapprochement.
"Si nous commençons à nous frayer un chemin vers l'Europe, ce n'est pas pour que je puisse aller en Autriche faire du ski. Du ski, j'en fais très bien au Kazakhstan", a lancé M. Loukachenko lors d'une conférence de presse. "Nous nous frayons un chemin vers là bas parce que 30% de nos exportations vont à la Russie, et 44% vers (l'Europe), avec ça tout est dit", a-t-il ajouté.
"Ne cherchez pas à nous mener par le bout du nez"
Après des années de politique d'isolement diplomatique en raison du bilan démocratique critique de M. Loukachenko, l'UE a suspendu en 2008 des sanctions contre le Bélarus, et notamment une interdiction de visa visant le président, tout en demandant une libéralisation du régime.
"J'ai dit aux Européens, si vous comptez continuer cette politique, ce jeu du chat et de la souris avec nous, dites-le. Si vous ne voulez pas collaborer avec nous en respectant nos conditions, dites-le aussi. Ne cherchez pas à nous mener par le bout du nez", a lancé M. Loukachenko. "Les sanctions ont été annulées mais prolongées d'un an (...) Vivons avec ces sanctions, et regardons-nous à travers le Mur de Berlin", a-t-il ironisé. (belga/th)


