L'unique centrale nucléaire de Lituanie a vécu
L'unique centrale nucléaire de Lituanie s'est arrêté comme prévu jeudi soir peu avant minuit, accroissant la dépendance énergétique de cette ex-république soviétique vis-à-vis de la Russie.
Une centrale du type "Tchernobyl"A 23H00 locales, le deuxième réacteur du site d'Ignalina (est) qui fournissait 70% de l'électricité consommée par ce petit pays balte de 3,3 millions d'habitants a été arrêté, après 26 ans d'activité. Bruxelles avait exigé comme condition à l'adhésion de la Lituanie à l'Union européenne en mai 2004 la fermeture de cette centrale du même type que celle de Tchernobyl qui a explosé en 1986.
Le premier réacteur avait cessé de fonctionner le 31 décembre 2004. La fermeture de la centrale nucléaire aura un coût élevé pour les ménages lituaniens qui verront les tarifs d'électricité augmenter d'un tiers. Le pays va à présent devoir se réconcilier avec de vieilles centrales électriques fonctionnant au mazout, ou bien au gaz provenant de la Russie, avec laquelle elle entretient des relations mouvementées.
Électricité estonienne et ukrainienne dès demainHéritage de la période soviétique, la Lituanie n'est toujours pas reliée aux réseaux électriques ouest-européen. L'Estonie et l'Ukraine se sont engagées à lui fournir de l'électricité à partir du 1er janvier. L'électricité ukrainienne emprunte les lignes russes.
Le pays prévoit de se raccorder aux réseaux polonais et suédois ce qui lui permettrait aussi d'importer de l'électricité d'autres membres de l'Union. La Lituanie, qui croit toujours au nucléaire, a lancé au début décembre un appel d'offres pour la construction d'une nouvelle centrale avec ses voisins baltes et la Pologne. (belga/th)