Plus de la moitié des députés britanniques ont fraudé
Plus de la moitié des députés britanniques ont commis des irrégularités dans leurs notes de frais et devront rembourser au total 1,12 million de livres (1,28 million d'euros), selon les conclusions finales d'un audit indépendant publiées jeudi.
Cet audit mené par un ancien haut fonctionnaire, Sir Thomas Legg, avait été lancé cet été, après le vaste scandale déclenché par la révélation dans la presse que nombre de députés percevaient des remboursements indus de leurs défraiements.
En dénonçant un système "fondamentalement défectueux", Sir Thomas a pris en défaut 390 des 646 députés britanniques, sur une période allant de 2004 à 2009, et leur a demandé de rembourser au total 1,3 million de livres (1,48 million d'euros).
De cette somme, doivent être déduits 185.000 livres (211.000 euros), un ancien juge Sir Paul Kennedy ayant décidé de valider 44 des 75 appels lancés par certains députés contre les conclusions de cet audit. Sir Paul avait été nommé par la chambre des Communes afin d'étudier les appels des parlementaires.
En rendant son rapport, M. Legg a dénoncé des "règles vagues", un manque de transparence" et la "culture de déférence" des fonctionnaires chargés d'étudier les demandes de défraiements à l'égard des parlementaires.
La plus forte somme à rembourser incombe à la députée travailliste Barbara Follett, épouse de l'écrivain à succès Ken Follett, qui devra rendre 42.458 livres (48.586 euros). Elle a déjà remboursé les trois-quarts de cette somme. (belga)