Les retours forcés en Birmanie de près de 3.000 citoyens birmans d'origine karen ont commencé vendredi. Ces Karens avaient trouvé refuge en Thaïlande en juin 2009 après que leurs villages aient été attaqués par l'armée birmane.
Retours volontaires
Le gouvernement thaï a officiellement déclaré que ces retours sont volontaires. Il apparaît pourtant que les réfugiés sont soumis à une forte pression, tout en étant détenus dans des conditions difficiles dans deux camps temporaires, le long de la frontière birmano-thaïe.
Offensives militaires
Au même moment, près de 2.000 Karens ont été déplacés de leur village d'origine au cours du mois de janvier 2010 suite à une série d'offensives militaires menées par les militaires birmans.
3.300 villages détruits
Dans ces régions, plus de 1 million de personnes ont été déplacées de force et 3.300 villages ont été détruits au cours des quinze dernières années.
"Crimes contre l'humanité"
Le caractère à la fois généralisé et systématique des attaques du régime birman à l'encontre des minorités ethniques est désormais reconnu par plusieurs agences de l'ONU. Le rapporteur sur les droits de l'homme en Birmanie, et les organisations de défense des droits de l'homme n'hésitent plus à parler de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.
Au moins 118.800 déplacés
Les opérations militaires du régime birman ont engendré le déplacement forcé d'au moins 118.800 personnes dans l'Est de la Birmanie au cours des dix-huit derniers mois. Ces déplacements forcés seraient lié au calendrier politique et à la tenue d'élections générales en 2010. (Ch.D.)


