Laurent Gbagbo.
L'opposition ivoirienne a demandé vendredi la "démission" du président Laurent Gbagbo, en réclamant de nouveau le "rétablissement immédiat" de la Commission électorale indépendante (CEI) dissoute le 12 février par le chef de l'Etat.
A l'issue d'une réunion de sa direction à Abidjan, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) demande dans un communiqué "la démission de M. Laurent Gbagbo de ses fonctions de chef de l'Etat de Côte d'Ivoire" et affirme que ses décisions "ne l'engagent plus".
La coalition des principaux partis d'opposition "exige le rétablissement immédiat de la Commission électorale indépendante dans tous ses droits et réaffirme que sa participation au gouvernement est secondaire", ajoute le texte.
Le RHDP a de nouveau appelé "à se mobiliser et à s'opposer par tous les moyens à la dictature de M. Gbagbo", comme il l'avait fait au lendemain de la dissolution du gouvernement et de la CEI par le chef de l'Etat.
Cette déclaration survient alors que des manifestations, parfois émaillées de violences, ont été organisées à travers le pays par des opposants ces derniers jours, comme à Gagnoa (centre-ouest) où des affrontements avec les forces de l'ordre ont fait vendredi "cinq morts" selon l'armée.
Le Premier ministre reconduit Guillaume Soro a jusqu'à samedi pour
former un nouveau gouvernement, dans lequel il a tenté cette semaine de convaincre l'opposition d'entrer. (belga)


