Un engin de fabrication artisanale a explosé samedi après-midi près d'un centre administratif pour migrants dans un quartier d'Athènes, provoquant uniquement des dégâts matériels, a-t-on appris de source policière.
Un inconnu avait préalablement averti par téléphone les rédactions d'un quotidien et d'une chaîne télé, permettant à la police de boucler la zone à temps.
L'explosion qui s'est produite peu après 16h00 locales a endommagé la barrière du centre administratif situé dans le quartier de Petrou Ralli, un abribus, et des vitrines de magasins. L'engin avait été déposé dans un sac près de l'abribus situé devant le centre où les immigrés retirent leur documents administratifs.
C'est le deuxième attentat, non revendiqué, de la journée à Athènes. Samedi tôt, un engin a explosé près du domicile d'un responsable de la communauté pakistanaise, Anouar Ikbal, 36 ans, sans faire de blessé.
Des avertissements anonymes par téléphone à une chaîne de télévision et un journal grecs 15 minutes avant l'explosion avaient là aussi permis à la police d'intervenir.
La communauté pakistanaise et bengladeshie en Grèce, forte de plusieurs milliers de personnes qui vivent surtout dans l'agglomération d'Athènes, fait face depuis plusieurs années à l'hostilité des groupes de jeunes d'extrême-droite.
Vendredi, un autre attentat a visé à Athènes le siège du groupuscule néo-nazi grec Chryssi Avghi, provoquant d'importants dégâts matériels. L'action n'a pas été revendiquée.
Accusés par la gauche de violences contre des immigrés et des militants anti-racistes, les membres de Chryssi Avghi ont multiplié ces derniers mois rassemblements et manifestations dans le centre d'Athènes. (belga)
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