Londres se penche sur les accusations graves contre la police

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Par: rédaction
21/12/07 - 13h33
Photo d'archives.

Le ministre britannique à l'Irlande du Nord Shaun Woodward a jugé vendredi "extrêmement graves" les accusations du juge de Belfast qui a sévèrement mis en cause l'enquête de police après l'attentat d'Omagh en 1998, dont le seul accusé a été acquitté jeudi.

Vives critiques
"Les critiques du juge jeudi étaient très, très accablantes et les implications sont extrêmement graves", a commenté M. Woodward. "Nous devons examiner de façon très attentive les implications" de ces accusations, a-t-il ajouté. En prononçant l'acquittement de Sean Hoey, accusé du meurtre des 29 victimes de l'attentat survenu le 15 août 1998, le juge Reginald Weir avait estimé que les éléments à charge, notamment des prélèvements d'ADN faisant appel à une technologie récente, n'étaient pas suffisamment probants.

Il avait durement critiqué le travail de la police, jugeant que certains enquêteurs s'étaient rendus coupables de "tromperie délibérée" dans leur présentation des faits et avaient souvent travaillé "n'importe comment". M. Woodward n'a pas formellement écarté l'ouverture d'une enquête, comme l'ont demandé les familles.

Demande d'enquête publique
"Je ne veux pas créer de faux espoirs", a expliqué le ministre. "La meilleure chose que je puisse faire est de parler, comme j'ai commencé à le faire hier (jeudi) soir, avec le chef de la police, le président du conseil de surveillance, le ministre de l'Intérieur, le médiateur, des implications" de ce verdict. Il est normal que cela prenne un peu de temps, pas trop longtemps je crois".

Michael Gallagher, qui a perdu un fils dans l'attentat d'Omagh, a réitéré vendredi ses appels à une enquête publique. "Je pense qu'on doit tirer les leçons de cette atrocité non seulement en Irlande du Nord, mais également en Grande-Bretagne et en Irlande", a-t-il déclaré. "Qu'on nous accorde cette enquête pour qu'on puisse tourner la page autant que possible".

L'explosion d'une voiture piégée dans une rue bondée du centre d'Omagh, qui avait fait 29 morts et plus de 200 blessés, avait été revendiquée par l'IRA-véritable, un groupe dissident de l'Armée républicaine irlandaise opposé au processus de paix entre catholiques et protestants.

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