"Pas d'inquisition" à l'encontre d'Eric Woerth
L'ex-numéro un du PS, François Hollande, a estimé lundi que les "questions posées à Eric Woerth" sur une procédure de contrôle fiscal contre Liliane Bettencourt "ne relèvent pas de l'inquisition".
"Au sommet chez les élites politiques, il y a une forme de relâchement, d'imprudence, et c'est ce qui fait que les questions posées à M. Woerth ne relèvent pas de l'inquisition", a jugé le député de Corrèze sur i-télé. "Je considère que chacun doit avoir le respect de ce qu'il exerce comme responsabilité et moi je ne suis pas dans un rôle d'inquisiteur", a-t-il dit.
"Ce que doit dire M. Woerth, ce n'est pas ce qui est faux, la question est de dire ce qui est vrai, notamment par rapport à deux interrogations toutes simples", la première étant "à quand remonte le dernier examen fiscal de Mme Bettencourt ?", a ajouté le prédécesseur de Martine Aubry.
Il s'est aussi demandé "pourquoi n'y a-t-il eu que M. Banier (François-Marie Banier accusé d'abus de faiblesse sur la milliardaire Liliane Bettencourt, ndlr) et pourquoi n'y a-t-il pas eu aussi vérification de la situation fiscale de Mme Bettencourt ? Cette question est simple, elle appelle une réponse toute aussi simple", selon M. Hollande.
A propos des déclarations du socialiste Arnaud Montebourg qui a évoqué une "collusion" dans cette affaire et du Vert Noël Mamère qui a accusé de "voyous" ceux qui sont au sommet de l'Etat, François Hollande a dit: "chacun s'exprime à sa façon, ce n'est pas la mienne, je ne me place pas sur le terrain politique avec les habits des inquisiteurs et des procureurs". "Mais je comprends aussi que des parlementaires veuillent chercher la vérité mais il ne suffit pas de demander des démissions pour les obtenir", a-t-il ajouté. (afp)