La police a procédé lundi à une perquisition au domicile à Neuilly-sur-Seine, près de Paris, de Liliane Bettencourt, dans le cadre d'affaires de fraude fiscale et de conflits d'intérêts qui défraient la chronique en France, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
Cette perquisition s'inscrit, selon le quotidien Le Figaro, dans le cadre d'une enquête ouverte pour fraude fiscale présumée de l'héritière du géant des cosmétiques l'Oréal, suggérée par les enregistrements pirates de conversations entre elle-même et son principal conseiller financier. L'avocat de Mme Bettencourt, Me Georges Kiejman, a précisé que sa cliente "n'avait pas été entendue (par les policiers, ndlr)".
Comptes en Suisse
Mme Bettencourt, 87 ans, a reconnu l'existence de comptes en Suisse, qu'elle s'apprête à "régulariser". Selon Me Kiejman, "ces comptes sont ouverts depuis de très nombreuses années et si l'objectif de Mme Bettencourt était de faire des économies fiscales, ça fait longtemps qu'elle vivrait en Suisse". Selon le Figaro, le domicile du photographe François-Marie Banier, un proche de Mme Bettencourt, a lui aussi été perquisitionné lundi.
Rebondissements à gogo
Ces affaires aux rebondissements et volets multiples avaient démarré il y a plusieurs mois par une plainte de la fille de Liliane Bettencourt, Françoise Meyers, qui accuse ce photographe d'avoir abusé d'une faiblesse présumée de sa mère pour lui soutirer des dons estimés à un milliard d'euros.
Elles ont depuis mis en difficulté le ministre du Travail, Eric Woerth, longtemps ministre du Budget, et déstabilisé l'ensemble du gouvernement de Nicolas Sarkozy. (belga/cb)


