L'Union européenne s'est déclarée jeudi prête à "faciliter" le dialogue entre la Serbie et le Kosovo après l'avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice, estimant que celui-ci ouvrait une "nouvelle phase" pour les relations entre les deux entités.
"L'accent devrait maintenant être mis sur l'avenir", a commenté jeudi soir dans un communiqué la cheffe de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, jugeant que l'avenir de la Serbie et du Kosovo résidaient pour chacun au sein de l'UE.
"De bonnes relations de voisinage, la coopération régionale, et le dialogue sont les fondements sur lesquels l'Union est construite", a-t-elle insisté en offrant son assistance pour établir le dialogue entre les deux parties.
"Ce dialogue devrait promouvoir la coopération, engranger des progrès sur la voie de l'Europe, et améliorer les vies des populations. Ce processus de dialogue serait en soi un facteur pour la paix, la sécurité et la stabilité de la région", a-t-elle conclu.
Les pays de l'Union européenne ont été jusqu'ici divisés sur la déclaration d'indépendance du Kosovo. Vingt-deux pays -dont la Belgique- ont en effet reconnu son indépendance, contre 5 qui s'en sont jusqu'ici abstenus (Chypre, Espagne, Grèce, Roumanie et Slovaquie). (belga)


