Les députés italiens ont adopté définitivement jeudi un plan d'austérité de 25 milliards d'euros comprenant une série de coupes budgétaires impopulaires présentées par Silvio Berlusconi comme des "sacrifices nécessaires".
Gel de trois ans des salaires des fonctionnaires, baisse de 10% des budgets des ministères, réduction du train de vie de l'Etat, renforcement de la lutte contre l'évasion fiscale: ces mesures portant sur les années 2011 et 2012 doivent permettre à Rome de ramener le déficit public à 2,7% du PIB en 2012 contre 5,3% en 2009.
Adopté fin mai par le gouvernement, au moment où la zone euro était secouée par les craintes de contagion de la crise grecque, ce plan vise à rassurer les marchés alors que l'Italie affiche l'une des dettes les plus élevées du monde qui devrait représenter 118,4% du PIB cette année.
Il "protègera l'Italie de la spéculation financière et nous évitera de finir comme la Grèce", a plaidé Silvio Berlusconi, jugeant ces "sacrifices nécessaires".(belga)


