Une étude réalisée en Europe, en Océanie et au Canada tend à prouver la progressive disparition des pratiques religieuses dans neuf pays sondés. Une information relayée par la BBC.
Les résultats de l'enquête démontrent la réduction du nombre de fidèles dans les pays suivants : l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Autriche, la Suisse, la République tchèque, la Finlande, l'Irlande, le Canada et les Pays-Bas. Les chercheurs de la Cornell University, à l'initiative du rapport présenté lors du colloque de l'American Physical Society cette semaine à Dallas, ont analysé les chiffres délivrés par les différents recensements réalisés depuis le début du siècle dernier. Ils ont ensuite interrogé un échantillon représentatif de fidèles afin de définir les raisons de leur appartenance religieuse. Les conclusions de l'enquête confirment le déclin des communautés religieuses dans les pays sondés.
Daniel Abrams, membre de l'équipe de chercheurs, met ce constat en parallèle avec la disparition progressive des langues minoritaires. Confrontées aux nécessités de la mondialisation et à l'action nuisibles toujours plus importante des langues dominantes, certaines idiomes agonisent. Richard Wiener complète cette observation: "Dans le domaine des langues, il s'avère, par exemple, de plus en plus utile au Pérou de parler l'espagnol plutôt que le quechua et le modèle s'applique à la religion: être membre d'une communauté semble devoir relever d'une certaine utilité. Plus une communauté est importante, plus son pouvoir d'attraction s'opère et son statut social augmente. Dans de nombreuses démocraties européennes, la tendance actuelle est à l'athéisme. On compte 40% d'athées aux Pays-Bas et jusqu'à 60% en République tchèque".
L'équipe déclare, toutefois, relativiser la portée de ces résultats, non exposés à une multitude de facteurs externes mais souligne l'émergence d'un indicateur dont on ne peut plus négliger l'existence.
A.F.


