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Le ralliement des principaux chefs des forces de sécurité au nouveau président ivoirien Alassane Ouattara s'est accéléré depuis l'arrestation lundi du président déchu Laurent Gbagbo, le dernier en date étant le chef d'une unité d'élite, a-t-on appris mercredi de source officielle.
"Le général Georges Guiai Bi Poin s'est rallié aujourd'hui (mercredi). Il a été reçu par le Premier ministre (Guillaume Soro), en présence du ministre de l'Intérieur", a déclaré Anne Ouloto, porte-parole du président de la Côte d'Ivoire.
Le Cecos (Centre de commandement des opérations de sécurité) est une unité d'élite créée par Laurent Gbagbo et regroupant des hommes de l'armée, de la gendarmerie et de la police pour le district d'Abidjan.
Particulièrement redouté, le Cecos constituait l'un des piliers de l'appareil sécuritaire du régime Gbagbo. Le général commandant les forces de l'Air s'est également rallié mercredi, a ajouté Mme Ouloto. Avant eux, le chef des armées, le général Philippe Mangou, ceux de la gendarmerie, de la police et de la Marine, avaient également fait allégeance au nouveau président lors d'une cérémonie mardi.
"L'état de belligérance est terminé. Il faut déposer les armes et reprendre les activités", avait expliqué à cette occasion le général Mangou, sur la télévision ivoirienne TCI, créée par le camp Ouattara.
Ces ralliements interviennent après l'arrestation lundi dans la résidence présidentielle de l'ex-chef d'Etat Laurent Gbagbo, auxquels ces haut-gradés étaient jusque là restés loyaux, lors des quatre mois de crise née de la contestation des résultats de l'élection présidentielle, qui a failli faire basculer le pays dans la guerre civile. (belga)


