Bogota veut superviser toute tentative de récupération des otages

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Par: rédaction
8/01/08 - 17h38
Carlos Restrepo.

Le gouvernement colombien a averti mardi qu'il déciderait lui-même des modalités d'une éventuelle opération humanitaire, après la libération manquée d'otages de la guérilla des Farc à la fin décembre.

"Le gouvernement veut fixer les modalités de quelque intervention humanitaire que ce soit", a déclaré le haut commissaire colombien à la paix, Carlos Restrepo, lors d'un entretien à la radion RCN. Selon M. Restrepo, une nouvelle mission de récupération des otages passe par trois critères: "confiance dans le gouvernement (colombien), discrétion de l'opération et communication".

Le ministre colombien des Affaires étrangères, Fernando Araujo, avait exclu la veille d'accueillir une opération similaire à celle qu'avait organisée le président vénézuélien Hugo Chavez, en raison de l'attitude jugée méfiante des délégués internationaux. Son collègue de l'Intérieur et de la justice, Carlos Holguin, a précisé que cette décision ne signifiait pas que Bogota avait "renoncé à l'aide de la communauté internationale pour exiger des Farc la libération des otages".

"S'il s'agit de faire des démarches justes et efficaces, connues du gouvernement, sans faire de spectacle, ni créer des attentes et offrir une vitrine politique aux Farc. Si le but est de récupérer vraiment les otages, alors toute action est bienvenue", a-t-il dit, dans une critique à peine voilée de M. Chavez. M. Holguin a notamment fustigé la présence, au sein de la mission internationale chapeautée par le Venezuela, du réalisateur américain Oliver Stone, connu pour son engagement à gauche et qui souhaitait tourner un documentaire sur l'opération.

"Ce que nous ne voulons pas, c'est d'un show (...), que M. Stone vienne afin d'essayer de vendre son film à l'avance, dénigrer la Colombie et le gouvernement sans même savoir où il est et quelles sont les réalités du pays", a-t-il lancé. La libération de trois otages, que les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) avaient promis le 18 décembre de remettre à M. Chavez, a échoué la semaine dernière.

La guérilla a invoqué la persistance d'opérations militaires, avant de reconnaître que l'un de ses prisonniers, un garçonnet de trois ans, n'était plus entre ses mains, mais hébergé dans une institution pour enfants à Bogota depuis 2005. (belga)

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