Henri Proglio
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Les explosions d'hydrogène, ayant endommagé les bâtiments des réacteurs de la centrale japonaise de Fukushima, n'auraient pas eu lieu en France, a affirmé mardi le patron d'EDF Henri Proglio, mettant en avant la présence de "recombineurs d'hydrogène" dans l'Hexagone.
"Avec les recombineurs d'hydrogène qui équipent toutes nos centrales, fruit d'un retour d'expérience de l'accident (de Three Mile Island) survenu en 1979 aux Etats-Unis, les explosions qui ont endommagé les bâtiments réacteurs au Japon à Fukushima ne se seraient pas produites", a déclaré M. Proglio, au cours de l'Assemblée générale des actionnaires du groupe d'électricité.
A la suite du tsunami qui a frappé l'archipel nippon le 11 mars dernier, quatre explosions de vapeur d'hydrogène se sont produites dans les bâtiments abritant les réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon.
Cette catastrophe est, avec celle de Tchernobyl, la plus grave jamais survenue dans le monde. A cause de Fukushima, "nombre de projets seront sans doute retardés ou différés", a jugé M. Proglio.
"Mais cet accident ne remet pas en cause le nucléaire. La Chine, les Etats-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la Turquie et d'autres n'envisagent pas d'y renoncer. Le nucléaire sera plus sélectif et plus exigeant", a-t-il estimé par ailleurs dans un entretien au journal Le Monde daté de mercredi. (afp)


